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Cinq raisons d’aller voir Coraline

13 novembre 2009 Aucun commentaire

coraline

1. Les bonnes vieilles techniques d’antan à la sauce des nouvelles technologie

Coraline, décrit par son réalisateur comme « un mariage entre une old-fashion stop-motion animation et les dernières techniques 3-D » (allociné.fr), est le premier long métrage en stop-motion réalisé entièrement en 3D.

Avec la surenchère actuelle qui consiste à aller sans cesse vers un graphisme plus synthétique que jamais, risquant ainsi de rendre l’image d’une qualité telle qu’elle en devient froide (après  Wall-e, les techniques de 3D, excessivement utilisées, et rendant les images « trop » parfaites, ont fini par déshumaniser les films d’animation en images de synthèse), c’est un vrai bonheur de coupler cette technique (qui représente malgré tout une extraordinaire avancée pour le cinéma d’animation, ne jouons pas les Cassandre de la technologie) à la méthode de l’animation image par image ( « stop-motion picture »), technique imaginée il y a plus de 100 ans par Emile Cohl et consistant à donner une impression de mouvement en faisant se succéder des images d’objets immobiles et légèrement déplacés d’une image à l’autre. En bref, une vieille technique d’animation avec les outils technologiques les plus avancés : ouahou.

2. Un enchantement pour les yeux

L’univers visuel de Coraline, aussi riche et travaillé qu’une attraction Disney, ne laisse aucun répit au regard du spectateur : le plus grand soin a été apporté au moindre détail (décors peints à la main, plusieurs semaines de tournages pour certaines scènes dont la spectaculaire séquence du Cirque aux Souris…), si bien que l’on se trouve malgré soi plongé dans une ambiance enchantée, synthèse atypique entre Les Noces Funèbres et Alice au pays des merveilles… (Je frétille par ailleurs d’impatience en attendant la sortie d’une adaptation par Burton d’Alice au pays des merveilles).

3. Les codes du conte de fées intelligemment réutilisés

Adapté du roman éponyme de Neil Gaiman publié en 2003, Coraline joue nonchalamment avec les codes classiques du conte de fées, et parfois c’est tout de même bien agréable de se taper un petit film avec une gentille héroïne, une méchante sorcière, un animal qui parle et même quelques chansons, sans que pour autant celui-ci ne tombe dans le cliché lourdingue.

Et finalement, plutôt que d’écrire l’histoire d’un ogre qui sauve une princesse qui rote avec un âne qui finit avec le dragon (détourner des codes en leur substituant grossièrement leurs opposés revient finalement à les reconnaître, voire à leur donner une nouvelle assise) il est peut être bien plus subtil de tenter de dépasser ces codes établis et un peu poussiéreux en les acceptant et en les réinventant.

4. Une mention « pour toute la famille » qui ne se fout pas de notre gueule

Coraline, à l’image du roman qui l’a inspiré, a su concilier les attentes des plus jeunes comme celles de leurs parents/grands frères/baby sitter. (Comment ça, « ça sent le vécu »?)

Du coup, on ne tombe pas dans le recours au duo classique (et fort déplaisant) « un peu de burlesque vulgaire pour les petits / quelques private jokes pour les grands ». Ainsi, les enfants n’ont pas l’impression désagréable que quelque chose de drôle est en train d’arriver sans même qu’ils ne s’en rendent compte     ( « tu comprendras quand tu seras grand ! »), et les adultes n’ont pas à subir le traditionnel moment de mal être lorsque les trois quarts de la salle (celle qui a moins de 9 ans) se tord de rire au moment fatidique ou l’un des personnages prononce le mot « pipi ».

5. Des rebondissements qui ne se détectent pas à 3 km

En plus de tout ça, et même si le scénario reste plutôt fidèle aux trames classiques des films pour enfants, il n’en est pour autant pas aussi prévisible qu’on pourrait l’imaginer. Du coup, on ne s’ennuie pas une seconde, on sursaute, on frissonne, on rit, on est heureux, on se roule dans notre pop corn.

Coraline, de Henri Selick, avec Dakota Fanning, Teri Hatcher, John Hodgman… sortie le 10 juin 2009

Par Amandine

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